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LexiqueParcours

Je construis

Du LLM à l’agent en 20 termes

La montée des trois premiers étages, dans l’ordre où on les rencontre en construisant. On part de ce qu’un modèle sait faire, on installe autour de lui ce qui lui manque, puis on le met en boucle. La fin du parcours porte sur ce qui décide si le système est mettable en production.

Ingénieurs, architectes, product techniques · 20 termes · 45 minutes · quiz final

La séquence

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  1. Modèle de langageLe point de départ : une fonction qui, à partir d’un texte, produit la suite la plus probable. Sans état, sans mémoire, sans effet de bord.
  2. TokenL’unité réelle de traitement et de facturation. Tout ce que vous concevez se mesure en tokens avant de se mesurer en euros.
  3. Fenêtre de contexteLa contrainte dure de l’étage 1. Elle borne ce que le modèle peut voir en un appel, réponse comprise, et elle est relue intégralement à chaque tour.
  4. HallucinationLa conséquence directe de la prédiction du plausible. On ne la supprime pas : on l’encadre par ce qu’on donne à lire et par ce qu’on vérifie.
  5. Fine-tuningLe seul levier qui touche vraiment le modèle. À réserver au comportement, jamais à la connaissance qui change.
  6. HarnaisLe passage à l’étage 2 : tout ce qu’on construit autour. C’est l’essentiel de votre code, et l’essentiel de vos incidents.
  7. Prompt systèmeLes instructions permanentes, renvoyées à chaque requête. Elles occupent du contexte, elles coûtent à chaque appel, et elles ne sont pas secrètes.
  8. ContexteCe que le harnais assemble avant chaque appel. La qualité d’un système tient davantage à cet assemblage qu’au choix du modèle.
  9. RAGSélectionner les bons passages plutôt que tout envoyer. C’est une réponse à la fenêtre, au coût et à la traçabilité, dans cet ordre.
  10. Base vectorielleLe moyen de retrouver par ressemblance de sens. Elle sert le RAG, elle ne le constitue pas : la qualité vient du découpage et du classement.
  11. OutilCe qu’on autorise le système à faire hors du texte. Chaque outil ajouté est une capacité, et une surface de risque.
  12. Appel d’outilsLe mécanisme exact : le modèle demande, le harnais exécute. Le modèle ne touche jamais rien lui-même, et cette frontière est votre point de contrôle.
  13. Sortie structuréeContraindre la forme de la réponse pour la rendre exploitable par du code. Contraindre la forme ne garantit pas le fond.
  14. Garde-fousCe qui limite les dégâts, en amont et en aval. À concevoir en même temps que la capacité, jamais après l’incident.
  15. AgentLe passage à l’étage 3 : le modèle choisit la prochaine étape. Vous perdez la prévisibilité et gagnez l’adaptation.
  16. Boucle agentiqueLe mécanisme : observer, décider, agir, constater, recommencer. Le contexte n’étant jamais remis à zéro, le coût croît plus vite que le nombre de tours.
  17. WorkflowL’alternative qu’on écarte trop vite. Quand les étapes sont connues, une séquence écrite reste plus sûre, moins chère et auditable.
  18. AutonomieUn curseur qu’on règle risque par risque, jamais un interrupteur. La question utile est : que peut-il faire sans validation ?
  19. ÉvaluationCe qui remplace l’intuition quand le système devient non déterministe. Sans jeu d’évaluation, une amélioration ne se distingue pas d’une régression.
  20. ObservabilitéCe qui permet de comprendre après coup pourquoi il a fait ça. Sur un système qui choisit ses étapes, c’est une exigence de conception.

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Ce qu’il faut retenir

La synthèse

L’essentiel de votre travail est à l’étage 2

Le modèle est un composant que vous ne modifiez presque jamais. Ce que vous écrivez, maintenez et déboguez, c’est l’assemblage du contexte, l’exposition des outils, la contrainte des sorties et les garde-fous. Un projet qui se pense comme un projet de modèle se trompe de sujet.

Le contexte est votre principal levier, et votre principal coût

Il est relu en entier à chaque appel : sa taille se paie autant de fois qu’il y a de tours. C’est pourquoi sélectionner bat empiler, pourquoi une conversation longue devient chère, et pourquoi un agent qui enchaîne dix étapes ne coûte pas dix fois un appel, mais davantage.

N’allez à l’agent que si le workflow ne suffit pas

Un agent se justifie quand les étapes ne sont pas connues à l’avance. Partout ailleurs, une séquence écrite est plus sûre, moins chère, rejouable et auditable. Le choix se fait par cas d’usage, et il est parfaitement légitime qu’un workflow contienne une étape agentique.

Sans évaluation ni traces, vous ne pilotez rien

Un système non déterministe ne se valide pas à l’œil sur trois exemples. Il faut un jeu de cas mesurable pour distinguer une amélioration d’une régression, et des traces exploitables pour reconstituer un enchaînement après coup. Ces deux chantiers se lancent avant la mise en production, pas après le premier incident.

Le quiz final

3 questions · cliquez votre réponse

Niveau 2 · Distinguer

Un assistant interne répond bien sur les documents récents, mal sur les anciens. Le corpus est complet et à jour. Que regardez-vous en premier ?

Niveau 2 · Distinguer

Vous exposez un outil qui envoie des courriels à un système agentique. Où placez-vous le contrôle ?

Niveau 1 · Reconnaître

Pourquoi le coût d’un agent ne se déduit-il pas du coût d’un appel multiplié par le nombre d’étapes ?

v2026-08 · parcoursCiter ce parcours
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